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Le système d’exploitation de Huawei convoité par les constructeurs Télécom

Après avoir été sanctionnée  par les États-Unis en 2019, la firme annonce que son alternative au système d’exploitation Android serait disponible sur les smartphones d’autres constructeurs. Une conférence de presse sera organisée pour présenter  la version stable ce 2 juin 2021.

Cette annonce a été reprise par beaucoup d’autres constructeurs chinois notamment Pete Lau le fondateur de One plus, sur son compte Weibo le principal réseau social chinois. De même que One plus, plusieurs  constructeurs ont manifesté leur intérêt pour ce nouveau système d’exploitation de Huawei qu’ils considèrent  comme une porte de sortie par rapport à l’insécurité d’Android c’est le cas de Xiaomi, Oppo et Vivo.

Néanmoins ils assurent ne pas vouloir se retirer complètement d’Android. Huawei ambitionne de proposer un système complet d’exploitation qui mettra les smartphones au cœur d’un écosystème connecté.

Une ambition détaillée par Huawei à travers sa formule « 1+8+N ». Dans la formule, le 1 représente le terminal mobile qui permet de contrôler les objets connectés qui sont au nombre de 8 (ordinateur, montre téléviseur, voiture et autres), et Le N symbolisant l’Union de tous les objets dans cet écosystème connecté.

En plus d’être pensé pour s’adapter à tout type d’appareils connectés, ce système peut également s’associer à d’autres systèmes d’exploitation existant. Ce qui permettra aux développeurs d’avoir plus de marge de manœuvre concernant la compatibilité des applications d’un système à un autre.

Le premier bénéficiaire de la version stable de Harmony OS sera la tablette Huawei Mate Pad 2 suivie des smartphones de Huawei qui faisait déjà partie de la bêta2.0 lancée en décembre 2020. Les constructeurs chinois projettent d’atteindre les 300 millions d’installations d’ici la fin de l’année 2021.

Cependant, ce système est limité. « App Gallery » l’équivalent de Play Store est privé de certaines applications de base comme Whatsapp et Facebook en raison du refus des entreprises de la silicone Valley de collaborer avec les entreprises chinoises suite à l’embargo de l’administration Trump en 2019.

Du coup, la commercialisation de ce système sera plus évidente en Chine.

Alexandre Marc Igor

Credit photo: Google.

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